L’amour, le Japon, les sushis et moi

L’amour, le Japon, les sushis et moi est un roman jeunesse pour adolescents édité par Albin Michel jeunesse. Ce livre a été un coup de cœur, dans lequel je me suis plongée avec plaisir pour le terminer en quelques jours. Lucrèce, 15 ans, déménage au Japon suite à la mutation de sa mère dans ce pays qui l’intéresse depuis toujours. Elle a la chance d’avoir été immergée dans la culture du Japon et d’avoir déjà pris des cours de japonais. Elle découvre le Japon d’un point de vue européen, avec ses différences culturelles et gastronomiques, et ses uniformes scolaires peu flatteurs. Malgré les difficultés sociales, Lucrèce se rapproche d’un petit groupe d’autres lycéens, membres du club scolaire des Amateurs de sushis… un club de façade où plus rien n’est organisé depuis longtemps. Incapable de ne pas se mêler des affaires des autres, elle va entreprendre de redonner vie au club et surtout d’aider ses nouveaux compagnons à régler leurs problèmes. C’est particulièrement Ryu, un jeune homme qui semble avoir abandonné tous ses rêves, qui va lui donner du fil à retordre.

L'amour, le Japon, les sushis et moi photo de Florence Mary
L’amour, le Japon, les sushis et moi de N.M. Zimmermann chez Albin Michel Jeunesse

Une vision du Japon franche

La première chose qui m’a plu, c’est le « paysage » dépeint par Lucrèce. Pas de description fantasmée du Japon, elle raconte son expérience de jeune expatriée, de son point de vue européen, sans détours : la nourriture sous emballage plastique est infâme, il est impossible de discuter de sujets polémiques, les Japonais modernes croulent encore sous la culture du respect des règles et de la tradition, les relations sont souvent froides et distantes… Cependant, le livre n’est pas non plus une complainte incessante sur ces différences culturelles : on ne tombe ni dans le cliché-fantasme, ni dans l’analyse plaintive.

Une histoire de relations où la romance ne prend pas trop de place

Lucrèce s’évertue avant tout à régler les problèmes de ses compagnons. Malgré le titre, la romance se développe plutôt tard dans le roman et prend une place relativement restreinte (à l’image peut-être de la timidité et de la retenue légendaire des Japonais dans leurs relations, surtout à l’adolescence…). Elle a donc un côté réaliste que n’auront pas d’autres histoires centrées exclusivement sur les relations amoureuses. Je n’ai pas trouvé qu’il s’agissait d’une histoire à l’eau de rose.

Un chouette voyage au Japon

En résumé, j’ai beaucoup apprécié ma lecture, je ne lui ai trouvé aucune lourdeur, aucune redondance, aucun problème de rythme. Les personnages sont attachants, intéressants, sans être extravagants ni cliché. Le petit frère de Lucrèce à l’imagination débordante et sa mère passionnée par la tradition japonaise ajoutent quelques notes de légèreté et d’humour au récit. Un roman feel good idéal pour s’évader quelques jours.

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