Les kanji en manga : présentation et avis

Afin d’apprendre la japonais en auto-didacte, j’utilise différents moyens : des ressources gratuites sur Internet, des manuels… A côté de bouquins plutôt scolaires, j’ai également testé les méthodes plus ludiques, comme le livre Les kanji en manga.


Lire aussi : 2 outils gratuits pour commencer à apprendre le japonais


Dans cet article, je vais donc expliquer comment fonctionne ce livre, qui promet d’apprendre les kanji facilement, sans devoir étudier, en lisant des manga, pour vous aider à déterminer si cette solution vous convient. Je donnerai aussi mon avis sur cette méthode d’apprentissage des kanji, même si je rappelle que ce qui fonctionne pour une personne peut ne pas être efficace pour une autre, et vice-versa.

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Les kanji en manga (manga de kanji) : comment ça fonctionne ?

Je trouve le titre un peu biaisé pour commencer, puisqu’il ne s’agit pas d’apprendre des kanji en lisant des manga. Je vais parler ici du premier livre, qui apprend les 1006 premiers kanji des niveaux 1 et 2 (correspondant au niveau primaire au Japon). Il existe deux autres volumes dans cette série.

Ce manuel commence par une introduction, et le tableau des hiragana et katakana (les deux syllabaires japonais, « l’alphabet » en quelques sortes). Il est nécessaire de les connaître pour utiliser Les kanji en manga. Je vous conseille pour les apprendre facilement le cours sur DuoLingo. Sinon, il faudra les apprendre par cœur sur base des deux tableaux du livre (qui ne contiennent que les sons purs).

L’idée derrière Les kanji en manga, c’est de retenir les kanji sans étudier des listes de vocabulaire. Pour cela, plusieurs moyens mnémotechniques sont mis en place.

Le livre est divisé en leçons. Chaque leçon comporte une série de kanji, 2 par page. Pour chaque kanji, on retrouve un dessin (3) qui est censé représenter la forme du kanji (premier moyen mnémotechnique). Sous le kanji, on retrouve une phrase en français qui contient des mots clés qui permettent de retenir le dessin (deuxième moyen mnémotechnique) (4). Dessous encore, il y a une phrase qui contient les deux ou trois phonétiques du kanji (troisième moyen mnémotechnique) (5). A côté du kanji, une liste de mots contenant le kanji en question, dans les différentes lectures (on-yomi et kun-yomi) (2). De l’autre côté, l’ordre de tracer des traits (mais pas le sens !) (1) ainsi que le kanji transcrit dans différentes écritures. Dans un coin en bas ce sont des kanji similaires avec lesquels il ne faut pas confondre le kanji étudié (6). Et le dernier coin en bas, j’ai oublié 😂 (je pense qu’il s’agit de kanji avec la même clé).

Après une série de kanji, on retrouve une planche de manga (réalisée pour ce livre, ne vous attendez pas à trouver une planche de Naruto ou Sailor Moon hein) qui utilise certains kanji, une page d’exercices qui porte en partie sur le manga et en partie sur les kanji vus, une page de corrigés.

Mon avis sur Les kanji en manga

Le gros défaut que je remarque dans tous ces livres qui veulent apprendre le japonais grâce au manga, c’est que le titre n’est pas très juste. Une page de manga par leçon, sur 21 leçons, ça fait 21 pages de manga sur plus de 230 pages que contient le livre ! A moins que les auteurs ne désignent les dessins censés représenter les kanji comme du manga…

Ce qui m’a vraiment déplu dans cet ouvrage en particulier, c’est justement la méthode d’apprentissage. Personnellement, je trouve cela beaucoup plus rapide et direct d’apprendre la kanji en étudiant et/ou en recopiant. En effet, pour suivre la logique d’apprentissage du livre, il faut apprendre deux phrases : qui n’ont aucun rapport avec le kanji, qui ne sont pas drôles ni anecdotiques, qui n’ont parfois même pas de sens. Grâce à ces phrases, si on les a retenues comme il faut, il faut extraire d’une part les différentes lectures, et d’autre part réussir à refaire le dessin, pour ensuite essayer de retrouver le kanji à partir de ce dessin (qui n’a, une fois sur deux, aucun rapport avec le kanji non plus). Au final, je trouve ça très compliqué pour juste retenir un symbole.

L’ordre des traits est indiqué, mais il manque le sens de traçage qui est aussi important que l’ordre des traits.

Finalement, personnellement, je n’ai utilisé que la liste de mots composés du kanji, mais il existe une ressource gratuite sur Internet pour la même chose : liste des kanji avec les prononciations on-yomi et kun-yomi, mots composés et sens par niveau.

La planche de manga est composée de mots inconnus, autant en kana qu’en kanji, et rien n’est expliqué en rapport avec ce vocabulaire, la grammaire… Les manga ne servent donc à rien dans ce livre et dans l’apprentissage, à moins d’avoir déjà de bonnes bases (mais en ayant de bonnes bases, utiliserait-on ce livre pour étudier les kanji ?).

Je n’ai donc pas du tout accroché à cette méthode d’apprentissage. A en croire les commentaires sur Amazon, il y a des gens chez qui c’est vraiment efficace. Comme je le disais plus tôt, chacun sera plus ou moins à l’aise avec l’une ou l’autre méthode pour apprendre les langues, difficile à prévoir. C’est pourquoi je vous encourage vraiment à aller voir les extraits ou à le feuilleter avant de l’acheter.


Il est possible de feuilleter quelques pages du livre librement sur Amazon ainsi que sur le site de Glénat (éditeur).

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