La différence entre éditeur à compte d’éditeur et éditeur à compte d’auteur

Si la question ne se posait pas autrefois, il faut aujourd’hui s’y pencher lorsqu’on choisit un éditeur. Avant, un éditeur était un éditeur, il prenait le temps de sélectionner les manuscrits, de travailler avec l’auteur, de faire en sorte que le livre se vende… Il y a quelques années sont apparus les « éditeurs à compte d’auteur« , un genre de société qui se fait de l’argent grâce aux auteurs, qui voient rarement la monnaie de leur pièce. Voici les grandes différences entre ces deux types de structures, et comment les reconnaître.

L’éditeur à compte d’éditeur

C’est l’éditeur, le vrai, celui qui va investir dans les œuvres auxquelles il croit. La maison d’édition prend en charge tous les frais nécessaires pour faire publier le manuscrit : correction, mise en page, impression, promotion, distribution… En échange, l’auteur touche généralement un à-valoir (une avance), ainsi que des droits d’auteur en fonction de ventes.

L’éditeur à compte d’éditeur a tout intérêt à faire la promotion des livres qu’il édite et à tout faire pour qu’il se vende, car il a investi et touchera un pourcentage sur les exemplaires vendus.

Comment reconnaître un éditeur à compte d’éditeur ?

Généralement, le terme est écrit clairement sur son site, soit en page d’accueil, soit sur la page A propos.

S’il vous arrivait d’envoyer par mégarde un manuscrit à un éditeur à compte d’auteur, parce qu’il n’a pas été honnête sur son site, vous le saurez bien assez tôt (regardez les caractéristiques ci-dessous).


A lire : Se préparer à signer son premier contrat d’auteur avec une maison d’édition


L’éditeur à compte d’auteur

Il s’agit plutôt d’une société, un prestataire de services. Il n’a d’éditeur que le nom, car en fin de compte, le travail d’édition est très limité, voire nul.

L’éditeur à compte d’auteur accepte quasiment tous les manuscrits qui lui sont envoyés, pour une raison très simple : il fait payer l’auteur pour publier son œuvre !

Tout est payant, depuis l’édition jusqu’à chaque service. Tout ce qui l’importe, c’est de conclure des contrats. Les ventes, après, c’est de l’argent de poche pour lui. Ces entreprises profitent des auteurs qui n’acceptent pas les refus des maisons d’édition, pensent avoir conclu une œuvre parfaite et se laissent berner par leurs belles paroles (parce qu’ils sont doués pour écrire leurs lettres d’acceptation !).

Autant le dire clairement : l’éditeur à compte d’auteur n’a aucun intérêt à dépenser de l’argent dans la promotion de votre livre, puisqu’il a déjà empoché plusieurs milliers d’€ à la signature du contrat. Enfin, il est toujours possible de payer pour un pack publicité supplémentaire…

Attention également, j’ai lu sur beaucoup de sites que l’auteur édité de la sorte touchait 100% des bénéfices du livre, ce qui est totalement faux (ou en tout cas, pas respecté sur le terrain !). J’ai envoyé par mégarde un manuscrit auprès de ce type de société, et non contents d’essayer de m’extorquer au minimum 3 500 €, le contrat prévoyait également que je touche 30% de droits d’auteur (contre un % allant généralement de 5 à 18% dans l’édition classique). Vous allez me dire que ça vaut la peine, mais le problème, c’est qu’avant de toucher ces 30% (trop généreux…), on aura déboursé plusieurs milliers d’€ pour que notre livre soit en vente !

Comment reconnaître l’éditeur à compte d’auteur ?

Certains sont honnêtes et l’indiquent clairement sur leur site. Si rien n’est écrit, méfiance.

Ces sociétés acceptent quasiment tous les manuscrits. De fait, le délai de réponse est très court (environ 3 semaines contre 6 mois dans l’édition classique). Vous recevez avec votre lettre d’acceptation un contrat où on vous demande de payer (environ 3 500 € pour un roman de 80K mots). Dans ce même contrat, vous pouvez cocher tous les services supplémentaires comme la correction (payante), la promotion (payante)…

Étant donné qu’elles fonctionnent au volume, elles font beaucoup de publicité. Ce sont les seules «  » »maisons d’édition » » » qui font de la pub sponsorisée sur Facebook par exemple. Les vraies maisons d’édition croulent sous les manuscrits à étudier et accusent souvent d’important retards, elles n’ont aucun intérêt à faire de la publicité de masse.

Voici une liste d’éditeurs à compte d’auteur

La réponse D

Pour les auteurs qui ne veulent pas se heurter au monde difficile de l’édition classique, la meilleure solution est l’auto-édition ! Vous aurez le plaisir de tenir votre livre dans vos mains, vous serez seul à décider de tout, et vous paierez certainement moins cher qu’auprès d’un éditeur à compte d’auteur si vous décidez de faire appel à un service de correction !

L’auto-édition peut coûter 0€ d’investissement : on appelle ça de l’impression à la demande. Des exemplaires sont imprimés seulement lorsqu’un client commande un livre (ou un ebook), ou quand l’auteur commande des exemplaires pour les revendre (à prix d’impression). Pas de frais à avancer, les coûts sont seulement engendrés lors de l’impression et donc couverts par la vente.

L’auteur touche 100% des bénéfices (prix de vente – coûts de production), ce qui est très intéressant à première vue…

L’inconvénient de ce type d’édition, c’est qu’il faut être capable de gérer sa communication et sa promotion seul. Aussi, pour obtenir un livre de qualité professionnelle, il faudra peut-être faire appel à un graphiste, un correcteur… à ses frais.

Quelques exemple : Books on Demand, Amazon (Kindle direct publishing), Le Livre Papier


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