8 choses que je déteste dans la New Romance

Suis-je la seule a avoir détesté 50 Nuances de Grey du début à la fin ? Si je lisais pas mal de Chick Lit (Red Dress Ink) quand j’étais ado, j’ai un peu délaissé les romances et autres histoires d’amour ensuite pour lire principalement de la science-fiction. Malgré tout, j’aime bien changer un peu de temps en temps. J’ai donc bien sûr lu 50 Nuances de Trop Chiant (vu le phénomène autour de cette saga)(même si je n’ai réussi à en lire qu’un tome, et c’était bien assez) et j’ai cru mourir à chaque nouveau mot qui s’enchaînait. Pour les raisons que je vais citer plus bas.

Ce n’est pas pour autant que je n’aime pas les histoires d’amour ou érotiques. Après avoir écrit plusieurs romans de science-fiction, je me suis lancée (par défi, pour le fun, parce qu’en vrai je suis une grande romantique) dans l’écriture d’une romance.

Je trouve que c’est important de lire pour écrire. Parce qu’il faut savoir ce qu’on veut et ce qu’on ne veut pas, être capable de déceler les codes mais aussi les tares habituelles du genre qu’on exploite. J’ai donc pioché un livre de New Romance au hasard sur Vinted pour me plonger dans sa lecture.

Le livre en question était Dangerous Perfection, et même si je l’ai lu en deux jours (c’est bien l’un des avantages de ce type de littérature : ça se lit vite et facilement), j’y ai retrouvé tout ce que je déteste dans le genre !

Spoiler alert : étant donné que tout ça m’énerve, j’ai fait en sorte de ne tomber dans aucune de ces mauvaises habitudes de la New Romance dans mon propre roman. Pour suivre sa sortie future, n’hésite pas à t’abonner à ma page Facebook.

8 choses que je déteste dans la New Romance

1/ C’est très mal écrit

Ok, je n’ai pas lu tous les livres disponibles sur le marché. Mais honnêtement, je n’en ai jamais lu un bien écrit. Je ne parle pas du fait d’utiliser un langage familier par exemple, mais bien d’un manque de style et d’un français franchement moyen. Répétitions de mots, tournures lourdes, banalités, dialogues plats… ne semblent pas gêner les auteures, les éditeurs… et les lectrices ?

Cet article comporte beaucoup de références vintage – source

2/ Le syndrome de la princesse

L’héroïne est toujours une fille paumée. Elle est en train de découvrir la vie. C’est typiquement la princesse qui a besoin d’être sauvée, et qui va l’être par un homme. Le même scénario qu’on retrouve dans tous les films, séries, livres… mais sans même essayer de le cacher, puisque c’est le cœur de l’histoire.

En tant que bonne innocente, elle va se laisser berner, laisser quelqu’un d’autre dicter sa conduite, être une bonne pâte à modeler malléable, gober tout ce qu’on lui donne à gober…

La fille qui ne sert qu’à se faire sauver. J’aurais dû mettre un gif de Orihime en fait – source

Lire aussi : Cet article sur les inégalités homme-femme dans les films et le test Bechdel qui met en évidence la sur-représentation des protagonistes masculins dans les œuvres de fiction


3/ Le héros est un ex-membre des Worlds Apart

Suis-je la seule à ne pas craquer pour le mec cliché : musclé, bronzé et aux yeux bleus (et macho, bien sûr) ?

Cadeau qui fait mal aux yeux pour celles qui sont trop jeunes pour connaître – source

4/ Tout le monde est amoureux de l’héroïne

Que serait une bonne histoire d’amour sans le triangle amoureux foireux ? Évidemment, même si l’héroïne est souvent décrite comme la dernière des gourdes, peu sûre d’elle, toujours en train de regarder ses pieds… bah tout le monde veut coucher sortir avec elle !

Spoiler alter : Jamais elle ne finit avec son meilleur ami avec qui elle est en parfaite symbiose depuis 5 ans, non, c’est avec le macho bronzé qu’elle va finir.

5/ Les scènes de sexe sont écrites par un producteur de p*rno

Quand j’ai lu 50 nuances de débilités, j’ai longtemps pensé que c’était écrit par un homme (jusqu’au moment où j’ai fixé le nom sur la couverture et où j’ai découvert l’incroyable). Tu les connais, ces scènes où l’homme pénètre sauvagement la femme d’un coup, d’un seul, où l’héroïne se tape des orgasmes vaginaux sur commande, où les protagonistes peuvent s’envoyer en l’air 5 fois en suivant sans que ça les brûles entre les jambes. Évidemment, c’est de la fiction, c’est fait pour fantasmer, pour s’évader, mais quand c’est vraiment trop grotesque, ça devient difficile de se plonger vraiment dedans, tu trouves pas ?

Moi ça m’énerve plus que ça ne me détend en tout cas… 🙄

Toi tu rames depuis 10 ans pour essayer d’expliquer à un gars comment te faire atteindre l’orgasme, t’as vécu une première fois que tu voudrais oublier, mais cette conne d’Ana se tape l’orgasme de sa vie lors de sa toute première pénétration, 30 secondes chrono, OKLM – source

6/ Le héros est un homme des cavernes possessif

Le héros ne supporte pas que sa copine n’adresse la parole à un autre homo erectus. Parce qu’il doit protéger sa princesse (et peut-être qu’au fond le héros se sait bancal et qu’il n’est pas si sûr que ça de lui ?). Parfois, les accrochages ne servent absolument pas l’histoire, ils apparaissent dedans juste pour montrer que mâle pisser pour marquer territoire. Je comprends pas l’intérêt. Est-ce que « les femmes » fantasment sur un mâle possessif ? Est-ce censé être la preuve d’amour ultime ?

7/ Le héros est riche et puissant, l’héroïne bah…

La supériorité du mâle, la base de l’histoire. Mais vraiment bien marquée hein, si l’héroïne peut être vraiment nulle et fauchée, c’est bien mieux.

La joie de pouvoir introduire un gif de 2 Broke Girls dans un article – source

8/ C’est toujours la même histoire

Franchement, ça t’arrive d’être étonnée par la fin de ce genre de livre ? Ou de ne pas deviner la tournure des choses dès le début ?

A toi ! Dis-moi tout ce qui t’énerve dans les romans d’amour, lâche-toi !


Suis-moi sur Facebook pour connaître mes prochaines actus. Surtout si tu as envie de lire une romance originale, où l’héroïne n’est pas une pauvre asperge décérébrée qui sert à satisfaire le mâle, où les scènes de sexe ne sortent pas de l’espace et où le héros n’a pas le physique de Vin Diesel version latino.

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