Lectures – Mécaniques Fatales, La fille du train, La Chimiste, 14.99 €

Je me suis inscrite dans une bibliothèque. Je venais de terminer la très bonne saga Mécaniques Fatales (dont je parle dans cet article également). Je regardais les livres à lire dans mon étagère, absolument rien qui ne me tentait dans l’immédiat. J’avais une wishlist qui ne faisait que grandir en parallèle. Alors j’ai décidé de m’inscrire plus tôt que prévu à la bibliothèque (à la base je comptais le faire dès que j’aurais lu tous les livres de ma pile à lire).

C’était l’un de mes objectifs car, bien que j’achète la plupart de mes livres de seconde main, c’était une évidence pour moi niveau gestion des déchets et consommation raisonnée (sans parler du coût mini…). Je continuerai à acheter les livres que je veux absolument lire sans pouvoir les trouver en bibliothèque, ainsi qu’éventuellement des livres de jeunes auteurs édités par des maisons indépendantes (pour les supporter), ou des livres auxquels je voudrais me référer plusieurs fois. Ça me semble être un bon compromis niveau éthique et budget.

BREF.

Du coup, en deux grosses semaines, j’ai avalé pas moins de 3 romans ! C’est vraiment beaucoup pour moi, car depuis des années j’ai du mal à trouver le temps, et parfois la motivation, de lire. C’est l’effet magique de la bibliothèque, ses rayons pleins de livres à découvrir, et les délais pour rendre ses emprunts (même s’il est extensible).

Pour l’instant, je suis un peu comme une gosse, j’ai du mal à repartir de la bibliothèque avec moins de 4 livres dans les bras quand je m’y rends…

Mécaniques Fatales (saga en 4 tomes), Philip Reeve

Cette saga a été adaptée au cinéma (sortie en décembre 2018) par Peter Jackson (Le Seigneur des Anneaux).

Il s’agit d’une saga jeunesse, de science-fiction, qui se passe dans fort fort longtemps. Après une guerre courte mais extrêmement destructrice, la surface du globe a été complètement soufflée. Seuls quelques survivants s’en sont tiré, construisant des villes motorisées à partir de matériaux de récupération. Ainsi nous voici plongés dans l’ère des locomopoles, où le darwinisme municipal permet sans remords aux grandes villes de manger les plus petites. Mais une ligue anti-mouvement veux éradiquer les locomopoles et reverdir la terre.

J’ai été littéralement absorbée par cette saga où l’on dépeint un monde complètement différent du nôtre, avec quelques références à un passé que nos protagonistes n’ont pas connu et devinent de manière maladroite. L’histoire suit particulièrement deux héros, jeunes adolescents au début de la saga (c’est bien là la seule raison de classer ces livres dans la catégories jeunesse à mes yeux). L’histoire n’est pas du tout édulcorée, tant au niveau du vocabulaire, de la construction du scénario que de la cruauté de certaines situations.

Elle se divise rapidement en plusieurs histoires parallèles qui s’entrecroisent plusieurs fois.

Le seul reproche que je ferais à ces romans, c’est que la condition des femmes dans les années 3000 ne semble guère avoir évolué 😨.

La fille du train, Paula Hawkins

Pas du tout amatrice de thrillers à la base, je suis tombée sur ce roman en errant à la bibliothèque. Je l’ai vu passer de nombreuses fois sur la blogosphère et booktube sans vraiment m’y intéresser (je ne suis pas du genre à sauter sur les bestsellers en général). Je l’ai pris en main, j’ai hésité, puis c’est le commentaire de Télérama à l’arrière du livre, « Addictif. », qui m’a convaincue (moi qui ai toujours pensé que ces phrases ne servaient à rien…).

Et je dois avouer que le terme addictif convient parfaitement à ce roman, que j’ai lu en quelques jours tant on se plonge dans l’histoire. Un peu dans le même genre que Gone Girl (Les Apparences), l’un de mes romans préférés (pourtant un thriller aussi).

Rachel prend le train chaque matin et chaque soir, et observe les maisons le long de la voie ferrée, lorsque le train ralentit ou s’arrête. Elle invente une vie à deux personnes qu’elle voit régulièrement depuis son observatoire, ils incarnent le couple parfait, jusqu’au jour où elle voit celle qu’elle appelle mentalement Jess tromper son mari. Le lendemain, elle découvre un avis de recherche dans le journal, Jess a disparu.

Un thriller psychologique en petit comité où l’on se surprend à soupçonner un nouveau personnage au fil des pages et où on se laisse mener en bateau un bon moment avant de comprendre.

La Chimiste, Stephenie Meyer

Stephenie Meyer, c’est l’auteure de la saga Twilight et du roman Les Âmes Vagabondes (tous deux adaptés au cinéma). Quand j’ai vu son nom sur la couverture d’un nouveau roman, couverture irisée en plus (#holographicaddict), dans le rayon nouveautés, j’ai sauté dessus sans même lire la quatrième de couverture.

La chimiste travaillait pour un organisme gouvernemental, concoctant des solutions de torture chimiques pour faire passer aux aveux les pires criminels. Jusqu’au jour où son propre employeur tente de l’éliminer. La lecture commence alors que la chimiste est en cavale depuis deux ou trois ans maintenant. Mais alors qu’elle s’essouffle après toutes ces années de fuite, son ancien employeur parvient à la contacter pour lui proposer un accord et enterrer la hache de guerre. Évidemment, il s’agissait d’un leurre, et elle se retrouve embarquée dans une nouvelle cavale accompagnée de deux hommes.

L’histoire est fraîche (j’ai un penchant pour les histoires médicales/bio-chimiques/complotistes), j’aime assez l’idée, il s’agit d’un roman pour adulte, ça commence plutôt bien… sauf que Stephenie Meyer étant fidèle à elle-même, on sent venir à des kilomètres l’histoire d’amour. Bien qu’il ne s’agisse pas de l’intrigue du livre, cela prend une certaine proportion quand même. L’autre défaut côté histoire, c’est que dès qu’on parle d’armes, on a l’impression de se retrouver dans un blockbuster américain, où on sort des flingues et autres armes impressionnantes du placard, posément, et où trois personnes arrivent à en dégommer quinze les yeux fermés. En gros, c’est un peu simpliste sur certains points. Malgré tout, pour être franche, j’ai lu cette briquette en dix jours, donc j’ai trouvé la lecture agréable quand même. J’ai publié une vidéo dédiée à ce livre si vous voulez creuser un peu…

14.99 € (99F), Frédéric Beigbeder

J’avais très envie de lire ce roman dans le passé, puis j’ai fini par l’oublier… jusqu’à tomber dessus à la bibliothèque *same old story*. Un livre inspiré (on ne sait en quelle proportion) de l’expérience de Beigbeder dans le monde de la publicité, où on nous vend de la m*rde à coups de publicités qui coûtent des millions. Bien que l’idée du livre est vraiment intéressante et dénonce pas mal de problèmes très actuels (année 2000, on fait déjà mention de Monsanto, entre autres), je ne suis définitivement pas fan du style de Beigbeder, de sa passion pour les histoires de coke, de prostituées et de porno, et de sa manie à ruiner les relations qui comptent pour lui pour ensuite s’épancher sur son triste sort pendant tout un roman (même constat lorsque j’ai tenté de lire « L’amour dure 3 ans »). Finalement, on lit un de ses livres, et on les a tous lus, seule la toile de fond change. Dommage, car il y avait matière à écrire un livre qui aurait pu faire changer les mentalités, mais je suppose que ce n’était pas son objectif.

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s