Tatouage : mes conseils et mon expérience

Les débuts de mon histoire avec le tatouage

Je m’étais fait tatouer très jeune (à 14 ans ! je pense que ce n’est même plus légal maintenant). A l’époque, j’étais jeune et bête, du coup je me suis fait tatouer un truc sur catalogue (que j’ai envie de couvrir mais je n’ai pas encore trouvé l’idée). C’est près de 10 ans plus tard que j’ai fait mon deuxième tatouage.

Pour tout dire, j’aurais dû avoir fait mon deuxième tatouage bien plus tôt, je me suis rendue chez le même tatoueur que pour mon premier, j’avais dessiné moi-même mon tatouage. Quand je me suis rendue au salon, le tatoueur qui m’a prise en charge n’avait pas du tout l’air emballé. Je suppose que le motif ne l’intéressait pas. Il a aussi essayé de me décourager à le faire car j’avais choisi le ventre comme emplacement, et « quand j’aurais des enfants ça deviendrait moche », puisque évidemment en tant que femme je suis une poule pondeuse, cela va de soi. Ils étaient au moins 5 tatoueurs dans ce salon, il aurait pu filer le projet à un pote si ça ne le branchait pas, mais il ne l’a pas fait (et moi j’étais encore relativement jeune et bête donc je n’ai pas eu les bons réflexes). Il n’avait tellement pas envie de faire ce projet que quand je suis retournée au salon voir le dessin retravaillé, deux semaines plus tard, comme demandé, le type en question avait perdu mon dessin (que j’avais mis une plombe à réaliser…) et ne se souvenais même pas de mon projet. Naïve que j’étais, je n’avais pas fait de copie… Si ça tombe, mon dessin s’est retrouvé dans un de leurs books et quelqu’un d’autre le porte en ce moment…

Deuxième tatouage

J’avais envie d’une fleur sous la clavicule.

Cela faisait plusieurs années que ce projet mûrissait dans ma tête. J’avais trouvé un dessin qui me plaisait et le gardais en attendant de me décider.

J’ai demandé de modifier les couleurs car le dessin était dans les tons rose/mauve à la base et je voulais des tons orangés. J’étais super contente du résultat, même si aujourd’hui je ne me ferais plus tatouer sur base d’un dessin trouvé sur le net. Pour celui-là, j’ai choisi un tatoueur par facilité (emplacement du salon), car il s’agissait d’un motif assez simple et sans customisation. Mais ce n’est évidemment pas la meilleure façon de faire son choix (j’en parle plus bas !).

Le tatouage à cet endroit n’a pas été très douloureux, le seul truc contraignant c’est le frottement des bretelles de soutien-gorge pendant la cicatrisation.

Troisième passage sous l’aiguille : deux d’un coup !

Quelques années plus tard, un événement marquant me donne une nouvelle envie : un zèbre entouré de fleurs oranges (oui, j’aime les fleurs oranges), une grosse pièce pour le haut de la cuisse. Je demande en même temps un lettrage sur les côtes.

Ça a été (encore à ce jour) mon tatouage le plus long et le plus douloureux. Le côté de la cuisse ça passe, mais dès que l’aiguille s’approche de l’avant, et pire, de l’arrière, ça pique ! Mais le pire, ça a quand même été celui sur les côtes : 5 minutes de pure souffrance. Plus jamais cet endroit pour moi !

Cette fois, le dessin a été entièrement réalisé par la tatoueuse que j’avais choisie, spécialisée entre autres dans les dessins d’animaux.

Tatouages geek

A partir de là, j’ai plutôt pas mal enchaîné, puisque j’ai fait un tatouage par an environ pendant 4 ans. Tu remarqueras que, tout comme mon blog part dans tous les sens, mes inspirations tattoo suivent la même… « logique ». Je voulais me faire encrer Luna et Artemis (de Sailor Moon) à l’arrière des bras. J’avais vu des dessins qui me plaisaient, je les ai donc modifiés pour en faire exactement ce que je voulais. Même s’il s’agissait « juste » de reproduire les dessins et pas de les concevoir le motif, j’ai quand même voulu aller chez un tatoueur spécialisé en culture geek/kawaii. J’ai donc fait 1 heure de route pour celui-là, et c’est ainsi que j’ai pris rendez-vous pour mon tatouage suivant !

Concernant l’endroit (arrière-bras, au-dessus des coudes), c’est un endroit relativement supportable niveau douleur, mais la position entraîne toujours beaucoup d’inconfort quand on se fait tatouer.

La clé de sol

Je voulais me faire tatouer une clé de sol un peu glauque et végétale. Je n’avais pas d’image précise, mais j’avais un concept. J’avais été voir une tatoueuse de ma ville car elle avait publié des flash glauques et végétaux, du coup je lui ai demandé de me dessiner un clé de sol en gardant son style. Sauf qu’elle m’a dessiné une clé de sol hyper girly et sans intérêt. Elle m’a dit qu’elle allait retravailler le dessin, après lui avoir ré-expliqué ce que je voulais…

Heureusement, c’est bien la seule tatoueuse que j’ai rencontré qui ne demandait pas d’acompte. D’ailleurs, elle était tellement motivée par mon projet qu’elle ne m’a jamais rappelée…

Bref, j’avais toujours ce projet en suspend, et c’est en patientant dans la salle d’attente pour me faire encrer mes chats interplanétaires que j’ai trouvé un style que j’aimais bien dans le book d’une autre tatoueuse du salon. Du coup j’ai pris rendez-vous pour quelques mois plus tard dans le même salon avec l’une des autres tatoueuses. Elle a créé ma clé de sol basée sur le style d’un de ses autres dessins (pour de vrai cette fois). Je me suis fait tatouer à l’intérieur de la cheville, presque pas de douleur, et c’est le tatouage dont les couleurs ont le mieux tenu de tous ceux que j’ai. En fait, c’est le seul dont le noir ne s’est pas délavé. Malgré ma peau claire, les couleurs s’affadissent vachement vite sur moi je trouve…

Le dernier en date, une autre référence geek

Il y a quelques temps, j’ai développé une passion dévorante pour Bleach. Oui, je l’ai découvert avec beaucoup de retard (mais j’ai eu le loisir de tout lire et tout regarder en une traite !). A tel point que j’ai décidé de me faire tatouer l’un des zanpakuto sur le bras. Ça peut paraître précipité mais pour moi le dessin représente plus qu’une illustration inspirée du manga puisqu’on peut aussi le comprendre sans avoir les références.

Pour celui-ci, j’ai profité d’une convention dans ma ville. J’ai contacté tous les tatoueurs qui faisaient du geek/culture jap’ jusqu’à trouver un amateur de Bleach (c’était important pour moi, pour qu’on se comprenne et qu’il dessine un truc cohérent).

Gros problèmes sur les bras, et sur les parties du corps qui sont « grasses » en général : l’encre fuse et bave, de manière non prévisible (même si on est plutôt sec, le taux de graisse ne joue pas vraiment), du coup il faut réfléchir avant de faire un motif qui nécessite des traits nets. Si je l’avais su avant, j’aurais déplacé mon projet sur une autre partie de mon corps. C’est le rôle du tatoueur de prévenir de ce genre de risque, malheureusement ça n’a pas été le cas quand j’ai soumis mon projet. La douleur a été très supportable ici aussi.

Choisir son tatoueur

Ce n’est pas anodin de choisir un tatoueur. L’idéal c’est de voir des tatouages cicatrisés réalisés par le tatoueur, en vrai, ou en photo.

Chaque tatoueur a son propre style, certains sont spécialisés en animaux, d’autres en biomécanique, d’autres en manga, d’autres en gore, d’autres en cartoon, etc. donc il faut jeter un œil au portfolio du tatoueur pour voir ses réalisations.

Mon premier tatouage, je l’ai fait dans « le » salon réputé de ma ville, c’était the place to get inked (je dis c’était car leur réputation s’écorne avec le temps), le salon à la mode, et je garde un mauvais souvenir de mon tatouage. Même si mon tattoo a été parfaitement réalisé, je me souviens que je n’étais vraiment pas à l’aise et que j’ai eu l’impression de me faire tatouer à la chaîne. J’ai le souvenir d’avoir eu super mal.

Si vous allez dans un salon pour un projet personnalisé et que le tatoueur n’a pas l’air emballé (cfr mon histoire plus haut), allez voir ailleurs 😉. C’est votre corps qui va être marqué à vie, alors en matière de tatouage, pas de fausse politesse ou de timidité !

Choisir son motif

En toute logique, votre démarche devrait être « j’ai envie de tel motif à tel endroit » et pas « j’ai envie d’un tatouage, qu’est-ce que je pourrais bien faire? » (Exactement ce que j’ai fait la première fois, et je le regrette un peu.)

Un tatouage, c’est pour la vie, même s’il existe des possibilités de retrait au laser (cher, pénible, et pas 100% efficace) ou de recouvrement (limitées), le motif et l’emplacement ne sont pas anodins.

Évitez les motifs qui ont attrait à des phénomènes éphémères et surtout les motifs « à la mode » qui ne le seront plus dans quelques années : pour l’instant, tout le monde se fait tatouer des attrape-rêves, des oiseaux qui s’envolent d’une plume, des triangles… dans 5 ans tout le monde aura le même motif et ça ne sera plus la mode. Et c’est plus facile de se débarrasser de ses vêtements démodés que de son tatouage…

Ne vous faites pas tatouer la même chose qu’une star, qu’une blogueuse, qu’une copine… Un tatouage, c’est une façon de se démarquer, alors si on démarque tous de la même façon, ça n’a plus aucun intérêt.

L’idée de motif devrait venir de vous.

Réfléchissez aussi à l’emplacement : est-ce que dans votre boulot vous pouvez vous permettre d’avoir des tatouages apparents, est-ce que vous l’assumerez toujours dans 40 ans ? Est-ce que c’est un endroit du corps où la peau risque de friper, se détendre, s’étendre… ?

Est-ce que ça fait mal?

Ne nous voilons pas la face, ça ne chatouille pas 😉 La douleur est très différente d’une personne à l’autre et d’un endroit à l’autre. Pendant que je souffrais pour mon minuscule lettrage sur les côtes, une nana se faisait tatouer un énorme motif du dessous du bras jusqu’à la hanche sans broncher ! Si tu doutes de ta tolérance à la douleur, commence petit !

Un tatouage = se faire « griffer » la peau par une aiguille qui fait des vas-et-viens pour déposer de l’encre sur la 2ème couche de peau (le derme).

Le tatoueur frotte également régulièrement la peau avec de l’alcool pour désinfecter et enlever le surplus d’encre, pour voir le dessin correctement, et après un moment ça brûle à force de frotter sur une peau déjà fragilisée !

Choisir sa période pour le tatouage, les soins, la période de cicatrisation, ce qu’il faut savoir

Pendant environ 2 mois, ta peau va cicatriser.

Sache que le jour J, tu vas certainement avoir un gros coup de mou quelques heures après le tatouage : le stress et l’excitation qui retombent, mais aussi le corps qui est fatigué après avoir lutté contre la douleur et « l’agression ». Je te déconseille de programmer une grosse soirée après la séance, ou des choses qui nécessitent de la concentration ou de l’énergie. Le sport est à proscrire pendant un mois environ (ton tatoueur te conseilleras en fonction de l’endroit tatoué et du sport que tu veux pratiquer).

Tu ne peux pas boire d’alcool le jour du tatouage, ni la veille. Et encore moins prendre de la drogue (question de bonne cicatrisation et coagulation du sang).

Le tatoueur va mettre un pansement à garder quelques heures, ensuite plus question de mettre un pansement sur le tatouage.

Pendant 2-3 jours, l’encre va dégorger. Ça ne se voit pas dans le tatouage mais par contre ça tache les vêtements ! Sache-le, il faudra porter de vieux vêtements ou des vêtements noirs pendant que ça dégorge.

Tu dois aussi porter des vêtements en 100% coton pendant toute la cicatrisation (tous les vêtements qui touchent le tatouage), pas de bijoux qui peuvent toucher l’endroit tatoué.

L’idéal est de laisser le tatouage à l’air libre le plus possible mais ne pas l’exposer au soleil pendant la cicatrisation (donc pas de tatouage pendant les vacances…).

Le sport est très vivement déconseillé, les sports intensifs proscrits, pas de bains, des douches très courtes (avec une couche de pommade pour protéger de l’eau), pas de mer, pas de piscine

A partir du 4ème jour, ça commence à peler, c’est normal, mais comme ça pèle avec de l’encre il y a encore des risques de taches. Pense à faire un stock de t-shirts noirs en coton.

A partir de là, ça va gratter. Ne surtout pas toucher : gratter et arracher les peaux pourrait abîmer le dessin et les couleurs !

En bref, tu noteras que quelques semaines avant le bal de promo ou les fêtes de fin d’année, ce n’est pas le timing idéal 😉

Les soins… et les soins au naturel?

Avant je suivais à la lettre les recommandations des tatoueurs. Entre temps, j’ai établi ma propre routine de soin post-tatouage naturelle. De plus, les tatoueurs qui proposent des produits naturels sont de plus en plus nombreux.

Mes 6 derniers tatouages, je les ai traités de la manière suivante :

  • lavage au savon saponifié à froid
  • soignés avec mélange huile de coco + beurre de karité + 1 goutte d’HE de lavande les premiers jours

Et c’est tout ! Et ils ont super bien cicatrisé.

Si vous avez encore des questions, n’hésitez pas ! Comme dit plus haut, entre temps j’en suis à mon 8ème tatouage (peut-être plus au moment où vous lirez cette ligne 😂) et je les ai tous soignés avec des produits naturels depuis le 3ème. J’ai fait pas mal d’expériences différentes, je suis tatouée à différents endroits et j’ai testé différents salons…

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